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Novembre 2018

La page « l’Equipe » de l’Oiseau Bleu a été mise à jour !

PAGE ÉQUIPE 2018 – copie

Séances mensuelles de 3h à Saint Denis 

RDV du 24 novembre tous niveaux

Stage SDUS 2018_19 – copie

Phrases , citations & poème

Propos tirés de l’expérience de Dong Yinjie ou Tung Yingkie 

Le taichi appartient à l’école interne de boxe. La force brute (li) sort des os ; la force interne (jing) s’accumule dans les tendons. On n’y recherche, ni dureté de peau, ni développement musculaire. La profondeur du souffle alliée à une ossature solide, est sa finalité. Écartant agitation et fatigue inutiles, on cherche à suivre le cours naturel et à cultiver les capacités innées. C’est un travail (gongfu) de retour aux racines et à la source originelle (fan ben gui yuan).

2. Dans la pratique du taichi chuan, il y a trois accomplissements : accomplissement de l’esprit, de la pensée et du corps. Si la position du corps est correcte et si l’esprit et la pensée arrivent là où ils doivent arriver, la progression est rapide. Les sensations, chaque jour sont différentes et l’élève doit s’efforcer de les ressentir lui-même.

3. Si les postures ne sont pas conformes, si l’esprit et la pensée n’arrivent pas à se diriger, même en travaillant jusqu’à la vieillesse, on n’aboutit à rien ; c’est comme si on faisait bouillir une marmite vide sur le feu. Il existe un dicton railleur : “ Dix ans de taichi chuan, ne valent pas trois ans de boxe de l’école externe ”. C’est pourquoi il faut, premièrement s’appliquer. En second, pénétrer par l’intelligence. Le niveau de l’entraînement dépend de l’intelligence, mais l’assiduité peut suppléer le manque d’intelligence ; effort et persévérance sont indispensables.

4. Pendant l’exercice, on doit respirer naturellement (huxi ziran) ; ne pas se forcer à une respiration profonde. Lorsqu’on arrive à un niveau élevé, la respiration devient naturellement régulière et homogène. Dans le cas contraire où on forcerait cette respiration, il n’y aurait qu’inconvénients et absence de bénéfice.

5. Les treize postures du taiji sont, à vrai dire, l’exercice du daoyin. Le daoyin, c’est diriger le souffle (qi) et le sang (xue). A un niveau élevé, le souffle et le sang circulent à un rythme régulier ; prévention et guérison de toutes les maladies. Que l’élève se croyant intelligent, surtout n’ajoute rien (zi xuo cong ming) ; par exemple en appliquant la langue sur le haut du palais, ou en s’efforçant de faire descendre le souffle au dantian (bas ventre). Lorsque le niveau sera atteint, le souffle, naturellement descendra au dantian et circulera dans tous les vaisseaux. C’est l’ordre et le principe de la nature. On ne peut l’imposer par la force.